Aller au contenu principal

Quand une proposition commerciale est mal comprise : transformer une mauvaise expérience en amélioration

Créer une maquette personnalisée avant même qu'un prospect ait répondu permet de montrer concrètement ce qu'une refonte pourrait apporter, plutôt que de simplement le promettre. Mais une démarche menée avec de bonnes intentions peut aussi être interprétée différemment par la personne qui la reçoit.

Portrait de Gabriel Dots – MonWebSurMesure

Montrer plutôt qu’expliquer

Lors d’une prospection pour la refonte d’un site internet, il est facile d’écrire : « Je pourrais moderniser votre site, améliorer son affichage sur mobile et mieux mettre en valeur vos contenus. »

J’ai choisi une approche différente : réaliser directement une véritable proposition de refonte personnalisée.

Cela suppose de découvrir l’activité, parcourir le site existant, comprendre son univers, sélectionner ses contenus puis travailler la navigation, le webdesign, le responsive et parfois imaginer de nouveaux services.

C’est beaucoup de travail pour une personne qui n’a encore rien demandé. Mais entre expliquer ce que l’on pourrait faire et permettre de le visualiser immédiatement, je préfère la seconde solution.

Ce qui paraît évident ne l’est pas pour tout le monde

Pour rendre ces maquettes réalistes, j’utilisais naturellement certains contenus publics du site concerné, notamment ses photographies. Celles-ci n’étaient ni téléchargées ni copiées sur mon serveur : la démonstration appelait directement les fichiers disponibles publiquement sur le site d’origine.

Lors d’une prospection, cette utilisation a pourtant été très mal accueillie.

Au-delà de la question technique ou juridique, cette réaction m’a surtout rappelé quelque chose d’important : une démarche parfaitement claire pour la personne qui l’a conçue ne l’est pas nécessairement pour celle qui la découvre.

Transformer une réaction négative en amélioration

J’aurais pu simplement considérer cette réaction comme excessive et passer à autre chose. J’ai préféré en tirer une conséquence concrète.

Mes maquettes de prospection indiquent désormais clairement qu’elles constituent des démonstrations privées et non officielles, protégées contre l’indexation des moteurs de recherche et accessibles temporairement.

Elles précisent également que les photographies utilisées restent hébergées sur le site d’origine et ne sont ni copiées ni stockées sur mes serveurs.

Autrement dit, le principe de ma démarche n’a pas changé. C’est la manière de l’expliquer et de l’encadrer qui s’est améliorée.

Une méthode de travail évolue aussi grâce aux difficultés

Une bonne expérience confirme généralement qu’une méthode fonctionne. Une mauvaise expérience permet parfois de découvrir ce qu’on n’avait pas pensé à expliquer, anticiper ou formaliser.

C’est valable pour la prospection comme pour beaucoup d’autres aspects d’un projet web : les réactions inattendues obligent à regarder son propre travail autrement.

Dans mon cas, je continue donc à privilégier moins de prospections, mais davantage de travail consacré à chacune d’elles. Je préfère toujours montrer concrètement ce que je peux apporter.

Simplement, je sais désormais qu’une bonne proposition ne doit pas seulement être bien réalisée : son contexte et ses limites doivent également être parfaitement compréhensibles.

À retenir

Une démarche réalisée avec de bonnes intentions peut être interprétée autrement par la personne qui la reçoit.

Un retour négatif n’oblige pas nécessairement à abandonner sa méthode : il peut permettre de mieux l’encadrer, de mieux l’expliquer et finalement de la rendre plus professionnelle.